Après tout, on peut se dire que le piratage n’est pas si fréquent que ça. Et pourtant…
🚨 La France, passoire numérique ? Révélations d’un expert sur les fuites de données de l’État
D’après l’intervention de Sento, expert en cybersécurité, dans l’émission « Les Grandes Gueules » (RMC).
L’accumulation des cyberattaques visant les institutions publiques françaises suscite une inquiétude croissante quant à la protection de nos données personnelles.
📌 En bref
- L’actualité : Le pirate ou groupe d’activistes ZeroBytes revendique le vol de 43 Go de données de l’Éducation nationale (élèves, personnels, comptes académiques).
- Le constat : La France se hisse au rang de premier pays le plus piraté d’Europe (et deuxième au monde derrière les États-Unis).
- Le diagnostic : Manque de moyens budgétaires, négligence du facteur humain, failles identitaires et essor du piratage assisté par l’IA.
💻 1. L’affaire ZeroBytes : L’Éducation nationale dans le collimateur
Après la DGFIP (Finances publiques), c’est au tour de l’Éducation nationale de subir les foudres des cybercriminels. Le pirate « ZeroBytes » affirme avoir exfiltré plus de 43 gigaoctets de données hautement sensibles.
→ Source : Clubic, l’article détaillant cette revendication

💬 L’avertissement de Sento :
« Le vrai danger, c’est que ces données permettent de cibler des personnes vulnérables — des élèves en difficulté ou en situation de handicap. Une fois ces informations diffusées, le risque de harcèlement, d’escroquerie ou d’usurpation d’identité explose. »
🌐 2. Le mythe du « Dark Web » et le marché noir de la donnée
Contrairement à une idée reçue massivement véhiculée par les médias, ces données ne sont pas enfouies dans les profondeurs inaccessibles d’Internet.

- Le « Amazon » du crime : Les données volées s’échangent sur des plateformes très faciles d’accès, moyennant cryptomonnaies ou parfois gratuitement.
- Persistance du piratage : Même après détection de l’intrusion, l’attaquant a pu conserver ses accès à l’Éducation nationale. Cela révèle une faille majeure dans le suivi et la révocation des comptes compromis.
🤖 3. L’Intelligence Artificielle : L’arme absolue des pirates
L’émergence des modèles d’IA générative (ChatGPT, Claude…) a profondément redistribué les cartes dans le domaine de la cybercriminalité.
L’IA permet aujourd’hui à des néophytes de détecter et d’exploiter des failles informatiques sans compétences préalables avancées.
- Accessibilité accrue : Plus besoin d’être un expert chevronné en codage ; l’IA ingurgite des bases de données de sécurité et aide à découvrir des vulnérabilités complexes.
- Analogie du couteau de cuisine : L’IA est un outil neutre. On peut l’utiliser pour cuisiner (sécuriser un système) ou pour agresser (pirater une infrastructure).
🛑 4. Pourquoi la France est-elle une « passoire numérique » ?
🏆 CLASSEMENT DES PAYS LES PLUS PIRATÉS 🏆

→ Source : CNEWS, l’analyse de Claude Moniquet sur le classement
Pourquoi une telle vulnérabilité ? Selon Sento, le problème ne réside pas dans la compétence des experts d’État (ANSSI, ministères), mais dans le manque de moyens et d’arbitrage politique :
- 💰 La sécurité vue comme un coût : La cybersécurité a longtemps été reléguée au second plan dans les arbitrages budgétaires.
- 🪑 Le facteur humain (« Problème entre la chaise et le clavier ») : Hameçonnage, corruption d’agents (achat d’identifiants), mots de passe uniques sans MFA… L’humain reste le maillon le plus facile à manipuler.
- 📉 Coupes budgétaires : Réduire les crédits alloués au numérique revient directement à exposer les citoyens aux cyberattaques.
🔐 5. Quelles solutions concrètes pour colmater les fuites ?
Face à cette vague de piratages (France Travail, ANTS, Free, SFR, DGFIP, Éducation Nationale), les mesures préventives basiques ne suffisent plus.

Votre PME est-elle exposée aux mêmes failles ? Lancez un diagnostic gratuit avec la sonde PME Secure.
📢 Conclusion
Comme le rappelle la formule consacrée : « Le risque zéro n’existe pas ». Dès lors qu’un système est connecté, il devient piratable. Cependant, augmenter la charge de travail des pirates en durcissant l’accès aux identifiants reste la seule stratégie efficace pour éviter l’hémorragie généralisée de nos données personnelles.